Le libéralisme

Le libéralisme

Le libéralisme est défini comme une “octrine économique qui privilégie l'individu et sa liberté ainsi que le libre jeu des actions individuelles conduisant à l'intérêt général. “  
De façon plus simple on peut dire que dans le langage courant le libéralisme recoupe 2 réalités :  
→ Pour certains le libéralisme englobe grossièrement l’ensemble de l’organisation économique mondiale dirigée par une finance globalisée et débridée, basée sur le capitalisme. Cette vision est péjorative en ce qu’elle considère que le libéralisme est la source des inégalités entre des individus sans cesse mis en concurrence.  


→ Pour d’autres le libéralisme signifie un modèle de vie dans lequel la liberté prime sur toutes les autres valeurs. Ainsi en économie le choix doit être celui de toujours plus de liberté. La liberté d’entreprendre et de commercer est reconnue en France par le prisme constitutionnel mais aussi au niveau européen par les traités fondateurs. Le libéralisme est donc une notion indispensable à notre société.  Le pendant du libéralisme économique serait un régime démocratique. Les partisans du libéralisme expliquent de ce fait qu’il ne peut y avoir l’un sans l’autre.  

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Emmanuel Macron et François Fillon sont les deux candidats à s'en réclamer; Benoît Hamon compose avec dans une moindre mesure tandis que Philippe Poutou, Nathalie Arthaud, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, François Asselineau -et Nicolas Dupont-Aignan le rejette.


Jean Lassalle et Jacques Cheminade n’étant pas très clairs sur le sujet, ils s’accordent toutefois pour critiquer le libéralisme débridé et le règne des marchés financiers. Le point de discorde principal entre les candiats se situe entre les partisans du libre-échange c’est-à-dire sans barrières douanières et ceux qui sont en faveur du protectionnisme.  

En ce qui concerne le libéralisme, c’est sur cette question que s’affrontent les candidats.  Pour les libéraux il est impensable d’envisager une telle mesure et nous devons continuer, en tout cas avec nos partenaires européens, de pratiquer le libre-échange sans taxes.  Or pour les partisans du protectionnisme, il faut protéger la production française de la concurrence déloyale des autres pays qui n’ont pas le même nombre de charge, ni le même niveau de salaire quitte à payer plus cher les produits importés aujourd'hui. C’est par exemple, la position de Marine Le Pen qui prône un protectionnisme intelligent sur le modèle Suisse.  

La question des traités commerciaux internationaux :

L’autre grand débat autour du libéralisme est celui des traités : CETA et TAFTA.

Ces deux traités sont des accords de libre-échange. L’un en projet entre les Etats-Unis et l’Union européenne, l’autre en cours d’adoption entre l’Union européenne et le Canada auquel il manque encore la ratification par les parlements nationaux. Ces traités sont très peu abordés par les candidats, qu’ils soient partisans ou opposants du libéralisme...

Mais pourquoi ces traités font figure des grands absents de ce débat présidentielle ?

 Certains affirment que c’est par manque de recul sur les conséquences d’un tel accord, d’autres expliquent que c’est parce que les hommes politiques ne veulent pas aller contre les lobbys. Le seul à en parler assez fréquemment est Jean-Luc Mélenchon qui les prend en exemple pour illustrer selon lui le libéralisme débridé.  La réelle question que pose ces accords, c’est qu’en ouvrant un marché commun entre nos pays nous allons devoir créer des normes communes, or si les normes notamment sociales et environnementales sont très développées en Europe, les normes outre-atlantique sont très en retard, et beaucoup ont peur que l’on soit face à une concurrence déloyale, et que notre marché européen soit envahi de production américaine ne respectant aucune de nos normes sanitaires, sociales, environnementales.  

La ratification ou non de ces traités sera un des enjeux du futur locataire de l’Elysée.

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