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Allons Enfants : quand la jeunesse revendique sa place à l'Assemblée

Allons Enfants : quand la jeunesse revendique sa place à l'Assemblée

Près de 80% des Français souhaitent le renouvellement de la classe politique. Et si on laissait la parole aux jeunes ?

Pour ces législatives 2017, ils ont décidé de faire entendre leur voix. Les candidats de Allons Enfants n'ont pas plus de 25 ans, mais ils savent s'imposer sur le devant de la scène politique pour porter des valeurs qui leur sont chères. A Marseille, comme dans toute la France, les candidats d'Allons Enfants sont prêts à défendre leur programme.

Un parti basé sur la démocratie participative

Chez Allons Enfants, chacun est libre de donner son opinion. Grâce à la plateforme Ruche.io, n'importe quel membre du parti peut peser dans la balance et faire valoir ses idées. Cette alternative intervient en plein ras-le-bol de la classe dirigeante actuelle. En effet, les membres de cette dernière semblent trop prendre goût aux privilèges que leur statut leur permet, et se soucier plus du pouvoir que du bien-être des citoyens. Le fait de fixer un âge limite (25 ans) pour être membre du parti évite cette dérive, et permet de se focaliser sur les besoins de la population. Cela, Allons Enfants l'a bien compris, puisqu'un des projets du parti à l'Assemblée serait de composer les lois avec les citoyens, donc d'établir une démocratie semi-directe.

Donner la parole aux jeunes sans tomber dans le jeunisme

La plupart d'entre eux se lancent à peine en politique. "Avant de découvrir le parti,  nous ne nous étions jamais intéressée à la politique", confessent Sacha Guerbe et Victoire Bourgeat. Celles qui sont désormais candidates aux législatives dans plusieurs circonscriptions de Marseille se sont lancées à corps perdu dans l'aventure, séduites par l'esprit du parti. "Les politiques laissent peu la parole aux jeunes en temps normal, mais c'est aussi aux jeunes de la prendre". 
Sacha évoque la métaphore du jeu de société : "si ton tour ne vient jamais, si on ne te laisse pas jouer, au bout d'un moment tu te désintéresses du jeu". Il est vrai que, chez les candidats des partis traditionnels, la jeunesse est un thème récurrent de la campagne, et constitue surtout un public à séduire. Mais la moyenne d'âge au Parlement étant de 66 ans, on imagine mal comment les députés pourraient anticiper les besoins des jeunes. Certes, de plus en plus de partis intègrent des jeunes, et les candidats à la présidentielle avaient tous leur comité de soutien parmi la jeunesse. Mais la plupart du temps, ces jeunes ne servent que de "faire-valoir", pour donner justement une image neuve au parti, quand ce n'est pas pour coller des affiches et tracter. Allons Enfants, au contraire, donne aux jeunes adultes l'opportunité d'être pleinement acteur sur la scène politique. "Il ne s'agit pas de faire du jeunisme, mais d'inciter les jeunes à s'impliquer en politique". Et lorsqu'on reproche à ses partisans d'être inexpérimentés, ces derniers ont une réponse toute faite : chacun doit apporter son expérience, quel que soit son âge. "Sur les problématiques rencontrées par les jeunes, certains députés peuvent être ... dépassés. Nous, on incarne l'avenir de la classe politique, tandis qu'eux ne seront plus là dans quelques années". Une réponse cinglante, mais efficace vis-à-vis de ceux qui oublient parfois que la politique est l'affaire de tous.

Un programme qui concerne toute la population

Le programme reprend les problématiques actuelles : Europe, éducation, ou encore écologie. "Notre parti est transpolitique", explique Valentin Nasraty, candidat dans les 7e et 8e arrondissements. "On peut dire qu'il est social sur certains plans comme les questions de société et plus libéral sur d'autres, notamment la généralisation d'un contrat de travail unique."

Autre point crucial, l'écologie est au coeur de ce programme. "C'est le monde dans lequel nous allons vivre, il est urgent de faire quelque chose". Pour améliorer l'environnement, Allons Enfants mise sur beaucoup sur une meilleure sensibilisation de la population, sur les énergies renouvelables, ou encore sur le passage au bio dans la restauration publique. "Il faut faire entrer l'écologie dans les moeurs des français".

Quant à l'éducation, Allons Enfants adopte une position résolument moderne, à son image, et propose de numériser l'enseignement afin de se mettre au niveau d'autres pays comme les Etats-Unis, qui ont déjà franchi ce cap. 

Enfin, Allons Enfants clame haut et fort son sentiment pro-européen. "On est la génération Erasmus, comment ne pas défendre l'Europe ? Au-delà de l'aspect politique, c'est une opportunité sociale et culturelle extraordinaire". Mais comment défendre cette Europe aujourd'hui boîteuse, estropiée de tous les côtés par les désaccords ou, plus récemment, le Brexit ? "Il faut rendre obligatoire le départ en Erasmus", estime les jeunes candidats. Dans leur programme transparaît le souci de renforcer une identité européenne."Il ne s'agit pas de remettre en cause la souveraineté du pays ; mais nous avons à la fois un passé et un destin commun avec nos voisins. Savoir s'entendre et se respecter est primordial." 


Difficile pour ces jeunes de se frayer un chemin dans cette foule de partis bien établis. Pourtant, le parti gagne de l'ampleur. Pour preuve, un premier succés au municipales de 2014 à Saint-Cloud, auxquelles le parti a remporté deux sièges au Conseil municipal. Fondée à Saint-Cloud par Pierre Cazeneuve (21 ans), la formation politique s'est peu à peu développée au sein de 58 circonscriptions, et est désormais présente sur toute la France. Le peu de moyens dont ils disposent pour mener campagne ne fait que renforcer le mérite de ces jeunes qui entendent faire bouger les lignes de leur pays. 


Julie Guiducci

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