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Les jeunes dans les municipales : Ronan Loas (UMP)

Les jeunes dans les municipales : Ronan Loas (UMP)

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Le besoin de renouveau est plus clair que jamais, dans un paysage politique à bout de souffle. Aujourd’hui, la moitié des électeurs considère que l’offre politique n’est « pas assez variée et satisfaisante », d’après un sondage BVA pour i>Télé. Le carnet politique a donc souhaité interroger plusieurs jeunes candidats aux élections municipales, afin de connaître la nature de leur engagement et leur vision du monde politique actuel. Ronan Loas est l'un d'entre eux.

Ronan Loas, né en 1982, est aujourd'hui candidat à la mairie Ploemeur, sa ville natale. Ville de près de 20.000 habitants 4ème ville du Morbihan (Bretagne), Ploemeur est dirigée par le Parti Socialiste depuis 1995. C'est donc un réel défi pour Ronan Loas, qui a été investi en décembre 2013 par l’UMP, l’UDI et le MoDem pour les élections municipales de mars 2014. Il accepté de nous détailler son engagement dans ces élections, au cours desquelles l'UMP espère susciter une "vague bleue".

Ronan Loas

Quand vous êtes-vous engagé en politique et pourquoi ? Né dans une famille gaulliste et encarté dès que je l’ai pu au RPR puis à l’UMP dès sa création en 2002, mon engagement politique s’effectue au sein du courant des libéraux et des humanistes, la France Moderne et Humaniste menée par Luc Chatel. Engagé depuis toujours à Ploemeur – j’étais déjà trésorier de la liste de droite aux élections municipales de 2001- j’ai l’honneur d’être le suppléant de la candidate UMP aux élections cantonales de mars 2011. 

D’après vous, la politique peut-elle encore changer les choses ? Je crois en l’esprit de lucidité des citoyens que ce soit sur les élections locales que nationales. Une élection n’est ni un héritage, ni une nomination, ni un exercice de communication. Elle est pour moi une occasion de débattre puis de se choisir un avenir. Elle est une épreuve de vérité à laquelle personne ne peut se soustraire. Lutter contre la démocratie des apparences, c’est tout le sens, tout le fondement, de mon engagement. Je pense que la politique peut et doit changer les choses quand elle est faite par et pour les citoyens. C’est pour cela que je mène une campagne de vérité et une opposition constructive à la mairie gérée par le PS depuis 1995. Je pense qu’on peut avoir un projet ambitieux mais réaliste, et c’est sur le réalisme puis le respect des engagements pris lors de la campagne que la parole politique reprendra de la valeur. Ceux qui ont longtemps mené une opposition brutale et des campagnes populistes ont déçu leurs électeurs, et nous sommes maintenant à un moment de vérité : redonner confiance.

"Une élection est une occasion de choisir un avenir"

Quel constat faites-vous de la situation actuelle, tant à l’échelle nationale qu’à l’échelle locale ? Nous avons vécu une situation politique rare depuis mai 2012, un président élu dont la perte de crédibilité s’est accentuée au cours des mois et qui a atteint aujourd’hui un point de non retour. La défiance des français envers François Hollande fait qu’il ne peut plus engager la moindre réforme structurelle pourtant nécessaire au redressement de notre pays. Il est du devoir du politique de ne pas mentir au citoyen et de lui expliquer la raison des efforts qu’il doit consentir pour le bien commun. Or, les efforts consentis ne sont perçus que comme l’unique moyen de préserver un système arrivé en bout de course. Le système social français doit être réinventé, il a été un excellent amortisseur social de la crise historique que nous subissons depuis 2008. Je suis persuadé que les citoyens ressentent au plus profond d’eux-mêmes le besoin d’une action publique plus énergiquement tournée vers la résolution de leurs difficultés quotidiennes. Ils espèrent un maire utile, c’est-à-dire un maire qui substituera à l’illusion des faux-semblants la résolution des vrais problèmes : le logement, l’emploi, la sécurité, la propreté, les transports, la petite enfance et surtout les défis du grand-âge.

Quelle stratégie comptez-vous développer pour gagner ces élections ? J’ai annoncé mon envie de me présenter dès février 2013 dans la presse, et ai réussi l’union avec les conseillers municipaux d’opposition afin de mener un large rassemblement allant du MoDem, à l’UDI et à l’UMP que je représente. Cette première phase politique a été validée par les trois partis avec l’obtention des investitures en décembre 2013. Outre la phase de constitution d’une liste représentative de la commune et capable de gérer la mairie dès mars 2014, nous travaillons en groupes de travail sur un programme municipal. Réunir des personnalités représentatives du monde associatif, culturel, entrepreneurial de la commune c’est bien, avec un projet solide c’est se doter d’une véritable colonne vertébrale. Je mène depuis des mois des rencontres en petits comités sur le territoire de Ploemeur afin de bien identifier les besoins et les idées des ploemeurois. Dès janvier nous entamerons une phase intense de militantisme en allant à la rencontre des ploemeurois via des réunions de quartier, des réunions publiques et des actions de porte à porte. Il faut mobiliser son électorat, se faire connaître et avant tout être crédible. Voilà tout le sens d’une campagne politique : éviter les jeux de communication au profit d’une vraie action militante.

Avez-vous quelques difficultés à obtenir la confiance des électeurs à cause de votre jeune âge ? L’âge n’est pas une difficulté de la même manière qu’elle n’est pas un atout. Faire du jeunisme c’est se couper d’une partie de la population. La seule réponse à cette question sera la 23 mars avec le résultat des urnes, mais pour le moment j’ai réussi à réunir autour de ma candidature une équipe unie avec des colistiers de tous âges et aux solides compétences sur lesquelles je pourrai m’appuyer que ce soit lors de la campagne que dans la gestion de la commune.

"Je suis passionné et amoureux de ma ville, c’est mon unique moteur."

Quelles ambitions avez-vous pour l’avenir ? Je veux être un maire utile, je veux inventer une nouvelle gouvernance à l’échelle de Lorient Agglomération (agglomération dans laquelle est située Ploemeur) afin de donner sa chance à chaque territoire, mais aussi pour rationaliser la décision publique et alléger la pression fiscale de plus en plus lourde. La réussite d’une articulation plus pertinente entre Ploemeur et son environnement garantira l’amélioration de la qualité de vie des Ploemeurois. Elle permettra de surcroît de peser à nouveau dans un monde en mutation où le mouvement, la créativité et l’imagination sont les gages indispensables au rayonnement économique, social, sportif et culturel de Ploemeur. Je suis passionné et amoureux de ma ville, c’est mon unique moteur.

Merci à Ronan Loas (@RonanLoas)  d'avoir accepté de répondre à nos questions. Témoignage recueilli par François d'Estais (@fdestais)

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