Entretien avec Olivier Faure

Vincent Malapert est lycéen et militant socialiste dans les Hauts-de-Seine. Mercredi dernier, il a rencontré le député PS de la onzième circonscription de Seine-et-Marne, Olivier Faure. Il nous raconte sa rencontre avec l'homme qui a annoncé sa victoire à François Hollande lors de l'élection présidentielle de 2012.

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Mercredi dernier, j’ai eu l’honneur d’être reçu par Olivier Faure, député PS de la onzième circonscription de Seine-et-Marne, pour un entretien axé sur son parcours et son engagement. Il m’a accueilli chaleureusement pour cette entrevue cordiale durant laquelle j’ai pu aborder avec lui plusieurs thèmes que je souhaitais éclairer en tant que jeune militant.

Ce parlementaire fraichement élu en juin 2012 s’est engagé pour la première fois au Parti Socialiste à seize ans auprès de Michel Rocard. Il partageait ses convictions et s’est rapidement fait une place auprès de ses soutiens. Collaborateur parlementaire ou membre de cabinet pendant près de vingt auprès de Martine Aubry, François Hollande ou encore Jean-Marc Ayrault, il a tracé son chemin dans la galaxie PS et s’est forgé son identité politique : il se définit lui-même, «même si le mot n’a pas beaucoup de sens en France», comme un social-démocrate, converti à l’économie de marché. J’ai été heureux de constater que nous partagions ces idées réformistes qui, de mon point de vue, sont les plus efficaces, les plus justes, mais aussi les plus réalistes face à la crise. J’ai été également enthousiasmé d’entendre qu’il se revendiquait de ceux qu’on appelle les «hollandais», adjectif que j’apprécie particulièrement.

Engagé auprès de François Hollande dès la primaire citoyenne puis durant la campagne présidentielle, il est connu pour avoir annoncé au candidat sa victoire. «François, tu es le nouveau Président de la République» lui a-t-il dit.  Après des mois plus qu’exaltants et cette belle soirée du 6 mai, il s’est présenté aux élections législatives en Seine-et-Marne où il était déjà conseiller municipal. Il s’est investi pleinement dans cette campagne législative même s’il connaissait ses grandes chances de victoire. Il m’a d’ailleurs dit à ce propos que durant ce type de campagne, «il faut toujours agir comme si l’on allait perdre». Il fut récompensé de sa détermination et de son engagement en étant élu à l’Assemblée Nationale par près de 63% des électeurs de sa circonscription.

«Il faut toujours agir comme si l’on allait perdre» - Olivier Faure

Nous nous sommes ensuite penchés sur la question de la vie de député, des devoirs et exigences qu’impose cette noble fonction. Il faut déjà savoir qu’un parlementaire passe en moyenne la moitié de sa semaine au Palais Bourbon et l’autre dans sa circonscription. Aux opposants au projet de loi sur le non-cumul des mandats, il leur répond ainsi qu’un député peut évidemment conserver un fort ancrage local sans être nécessairement titulaire d’un poste exécutif. Sur le terrain, il œuvre au développement et à la prospérité du territoire, notamment en soutenant et en promouvant les projets de certaines entreprises, qu’elles soient publiques ou privées. Il m’a également confié la nécessité d’être dans le dialogue et l’échange avec les Français qu’il représente. En allant à leur rencontre, il tâche de leur faire comprendre qu’il agit pour eux et qu’il se donne pleinement à sa fonction, tout en essayant de répondre au mieux à leurs attentes, à leurs besoins, peut-être même à leurs frustrations. Ainsi, on considère souvent avec une grande facilité que les  hommes politiques ne «font les marchés» que pour des raisons électorales. Je crois avoir perçu le contraire chez ce jeune parlementaire, qui semble profondément dévoué à sa fonction et à sa mission de représentant. Le simple fait d’avoir la gentillesse de me recevoir moi, jeune lycéen des Hauts-de-Seine, en dit long sur la personnalité d’Olivier Faure.

Enfin, nous avons rapidement abordé la situation de la France. Bien entendu, il approuve et soutient la politique conduite par François Hollande et la majorité. Il a notamment affirmé que son devoir était aussi de défendre certaines mesures phares dans sa circonscription comme les emplois d’avenir, contrats de génération ou le CICE (Crédit d’Impôt-Compétitivité-Emploi), outils qui nous permettront à terme de retrouver la croissance et l’emploi. Olivier Faure considère également que ce redressement passera obligatoirement par le renouement des Français avec la confiance. Je le rejoins sur ce point : la confiance,  qu’elle soit économique (consommation, investissement), politique - des Français envers leurs élus - ou de plus long terme, c’est-à-dire la confiance dans l’avenir, est pour moi une étape essentielle à la lutte contre la récession, le chômage, le déclin.

J’ai donc été heureux de rencontrer Olivier Faure, député de Seine-et-Marne qui a sans doute un bel avenir devant lui s’il conserve ces qualités essentielles que sont la détermination et la sympathie. Je le remercie de m’avoir conforté dans mon engagement et dans ma ligne politique, j’espère le revoir un jour pour une nouvelle entrevue qui en sera sans doute d’autant plus enrichissante.

Vincent Malapert @MalapertVincent

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