Un an de réforme, un an de changement.

Une année difficile vient de s'achever, de grandes réformes ont été entreprises pour redresser notre pays du piètre état dans lequel la droite l'avait laissé. S'il y a une critique que je ne peux accepter concernant François Hollande, c'est l'immobilisme. Depuis douze mois, le redressement a été engagé et nous devons le reconnaître.

La dépense publique a été maîtrisée, son taux recule pour la première fois depuis des décennies. Parallèlement, des secteurs prioritaires tels que l'éducation ou la sécurité ont été renforcés. C'était le combat du "sérieux budgétaire", je le considère comme gagné pour cette année. Le déficit a reculé, il devrait atteindre 3,7% en 2013, il était de 5,2% lors de l'arrivée de la gauche au pouvoir. Malgré une récession de 0,2% - qui est surtout due à la panne de croissance de la zone euro - la France a conservé sa crédibilité auprès des marchés et à l'international, démarche nécessaire au redressement de notre pays. C'est donc une avancée considérable pour la France, dans la situation grave qu'elle connaît depuis cinq ans.

D'autre part, sur le plan économique également, la réforme du marché du travail a été menée à bien. Fruit du dialogue social et d'une négociation entre les partenaires sociaux, cette loi inespérée a été votée il y a quelques semaines : elle apporte plus de sécurité à l'employeur et au salarié. De plus, le gouvernement a agi courageusement en adoptant il y a plusieurs mois le Pacte pour la Compétitivité, la Croissance et l'Emploi qui permettra un allégement du coût du travail de près de 4% cette année, 6% l'an prochain. Là encore un bon message a été envoyé et nous devons nous en réjouir. Rappelons également tous les dispositifs qui soutiennent les entreprises dans l’embauche et l’investissement : les emplois d’avenir, les contrats de génération, la Banque Publique d’Investissement.

Sur le plan européen, le chef de l'Etat a présenté durant sa conférence de presse du 16 mai dernierplusieurs propositions à nos partenaires. Il souhaite instaurer un gouvernement économique de la zone euro qui se réunirait tous les mois, avec un Président au mandat long pour permettre notamment  une harmonisation de la fiscalité, une convergence sur le plan social et un plan de lutte contre la fraude fiscale. Il propose également une initiative pour les générations : il s'agirait de mobiliser les fonds européens pour les jeunes, les plus violemment touchés par la crise, en manque d'emplois et de formations. De plus, une stratégie d'investissement européenne sera engagée pour de nouvelles industries via une communauté européenne de l’énergie tout en assurant la transition énergétique.  Enfin, le Président socialiste a défendu un un dernier point pourtant fondamental : une nouvelle étape d'intégration avec une réelle capacité budgétaire attribuée à la zone euro. C’est par ces approches que François Hollande se distingue de la gauche de Jean-Luc Mélenchon ou même de la gauche du PS : tandis que le leader du Front de Gauche s’acharne avec violence sur l’Allemagne et la Commission Européenne, le socialiste a compris que les intérêts des pays européens convergent à long terme. Il est donc indispensable qu’ils soient plus unis, le gouvernement y œuvre.

La guerre au Mali contre les terroristes, la grande loi d'égalité du mariage pour tous, l'IVG remboursée à 100% pour les mineurs, la loi bancaire, le pacte de croissance européen, la réforme des rythmes scolaires,... Depuis un an, de grands changements ont été entrepris pour la croissance, l'emploi, la justice, la jeunesse. Il s'agit maintenant d'aller de l'avant et de poursuivre : "L'an II, c'est l'offensive" a affirmé le Président de la République.

Depuis un an, de grands changements ont été entrepris pour la croissance, l'emploi, la justice, la jeunesse.

Le chef de l’Etat a présenté un plan d'investissement sur dix ans, que le Premier Ministre portera et qui sera axé vers le numérique, la transition énergétique, la santé et les grandes infrastructures de transport. Ce plan d'investissement sera financé notamment par le pacte de croissance européen - encore peu utilisé -  et les crédits délivrés par le grand emprunt.

Ces projets ambitieux seront portés avec conviction. Durant cette année, de nombreux engagements ont été tenus, le redressement a été engagé, la réorientation de l'Europe est en cours, les quatre années à venir doivent s'inscrire dans le même esprit : Europe, emploi, croissance, jeunesse, justice, changement.

 Vincent Malapert @MalapertVincent

Illustration en tête d'article : François Hollande lors de sa dernière conférence de presse. (Photo Benoit Tessier. Reuters)  

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